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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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282 LES DERNIÈRES CARTOUCHES.

est utile quon rappelle à la France quelle a étélivrée par linsuffisance intellectuelle, par la dépres-sion morale dun régime qui avait indignement captésa confiance. A ce régime revient la honte de linva-sion et du démembrement ; au génie de notre race età la démocratie dirigeante, la gloire de la résistanceacharnée.

La Défense nationale a arraché ce cri à un adver-saire implacable, à un homme de guerre remar-quable, à Colmar de (îoltz : « Si jamais mon paysvenait à traverser les épreuves qua traversées laFrance, je ne ferais quun vœu : quil se lève parminous un autre Gambetta (1) ! »

Ah ! les hommes sages qui auraient volontiersplacé la sagesse à imiter lAutriche de 1806...

Après un mois de campagne : une victoire dansle sud, à Cuslozza ; une défaite dans le nord, àSadowa, cest-à-dire un bilan à peu près équilibré ;trois armées sur pied, lune battue, mais non endéroute, lautre intacte, la troisième victorieuse...et-dessus, lAutriche capitule en hâte !

(1) Un adversaire ancien et déclaré de la République, M. JulesRichard, a écrit en tête de son Annuaire des armées de province, cata-logue des efforts de Gambetta : « On commence à comprendre queGambetta eut raison de continuer la lutte. Si nous avions cédé le len-demain de Sedan, nous tombions au dernier rang des nations civi-lisées. Or, tout vaincus que nous sommes, on nose nous attaquer. »Kt il ajoute que les résultats obtenus en 1870 « sont déjà suffisantspour qu'ils restent éternellement lhonneur de la nation française ».