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<hi 22. Août qu’il pensedifféremment du Canton«le Bâle, sur les préten-dues infractions de lapart des Français; cequ'on avance dans cetarticle peut convenir auG “ 1 Mercy, mais nulle-ment à un canton Suissequi agirait de bonne foi.Si le canton avoit voulusc souvenir du réglementétabli dans la nation etsuivre la même conduitequ'il tint lors de la ba-taille de Fridlinguen, iln'aurait pas omis d'aver-tir aumoins des le 21.au matin les cantons deBerne et de Soleure aussibien que le reste ducorps helvétique, maiss'il avoit tenu cette con-duite, il aurait empêchéles jmpériaux de passerparle même chemin qu'ilsavoient tenu et par làn'aurait pas satisfait auxengagements qu'il avaitpris a> ec les jmpériauxou à son inclination. Lestroupes des autres Can-tons n'ayant pas de partà la corruption de celuide Bâle auroient sansdoute arrêté tous lesfuyards et le GénéralMercy lui-même, puis-qu'il s'est reposé à Bei-ningen, qu'il a été de
l’on n’a pas manqué de nôtre part d’enl'aire des plaintes sérieuses à M' leGénéral de Mercy et de lui en repré-senter les conséquences dommageables,lequel a prétendu s'excuser en alléguantque les Français leur ayoient montré lechemin et qu’ils avoient rompu les pre-miers la Neutralité, étant connu que M.le M“* de Villars avant la bataille deFridlinguen en 1702 avoit non seule-ment assemblé ses troupes dans la petiteîle d'Huningue sur le territoire de Bâle,mais même qu’après avoir passé le Bhin,il les avoit fait marcher sur le territoirede Bâle contre l'armée des Allemands;qu'outre cela, en l’année 170), unegrande quantité de soldats François avoientpassé avec des chariots chargés d’armespar la Suisse pour aller en Bavière, orcomme nous avons observé au sujet dece passage des troupes Allemandes, toutce qui nous a été possible de faire dansune occurence si prompte et si impré-vue, nous n’avons pas eu moins de soinde nous comporter suivant nos obliga-tions et le traité de Neutralité dans laretraite qu’une partie de ces troupes acherché par nôtre territoire après leurdéfaite proche d’Ottmartheins, en ce quenos gens, suivant les ordres que nousleur avions donnés, ont renvoyé ceuxdes fuyards qui le jour de l’action quifut le 26 Août, se présentèrent versla nuit aux portes de notre ville, que