133
dans les passages de nôtre pays quiétaient gardés, ils ont actuellement tirésur ceux qui ne vouloient pas retourneret que depuis on a pris toutes les pré-cautions possibles pour la garde de nospassages, avec l’assistance de nos chersalliés des Cantons.
Voilà un récit véritable et fondamen-tal de ce qui s’est passé devant, dedans,et après le passage des troupes Alle-mandes. Après quoi, nous ne voulonspas douter, que des esprits non passion-nés ne reconnoissent par là que nousavons fait dans ces occurences si peuattendues, tout ce que nos obligations,nos alliances et particulièrement le traitéde Neutralité de 1703 nous obligent, etque parconséquent nous n’avons pasmérité d’être accusés de partialité ou
tenu à Augst, pendantlieux heures et relâcheaprès un long débat entredeux officiers de la villede Bâle.
H est vrai qu’on ad’abord tiré quelquescoups sur les fuyards,pareequ’on les a crûfrançais, mais on saitque s’etant fait connaîtrepour ce qu’ils étaient,ils ont reçu toutes sortesde bons traitements etqu’après leuravoir donnédes rafraîchissements, onleur a montré le pluscourt chemin.
d’intelligence même avec les troupesAllemandes, par des gens mal intention-nés, ou du moins pas bien informés, etnous espérons que sur cette informationils auront de meilleures pensées de nous,pourvu qu’ils ne veuillent pas plustôtécouter leurs passions et impressionserronées que la vérité de ce qui s’estpassé.
Beil. zu Zellw. Gesch. >. 2.
17