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vent, gens sans expérience, l’avoyent toujours emporté surluy.

Comme le même Baron de la Tour, qui fût employé pourtâcher de redresser ces affaires, assuroit partout, que sonMaitre consentiroit volontiers à remettre les choses sur unpied de justice et de seureté, pourveu seulement qu’on letirât d’entre les mains des Cantons de Suvitz et de Claris,lesquels paroissoyent plutôt vouloir s’ériger (à la place del’Abbé) en Maitres du Toqquenburg, que vouloir conserverles Peuples dans leurs droits et libertés, il trouva dans leCanton de Berne de très grandes facilités. Et comme dansle reste l’Abbé de St. Gai êtoit, touchant les affaires étran-gères, dans d'assez bons systèmes; Le Canton de Berne l’a,en considération de tout cela, très fortement soutenu pen-dant quelques années; de manière que pendant que tous lesCantons Catholiques êtoyent acharnés contre luy, son prin-cipal appuy dans toutes les Diéttes, consistoit dans les Dé-putés de Berne. J’en peus, Monseig'' parler sciemment, carj'en ay été témoin; et c’est aussi eux, qui l’ont tiré d'affairelorsqu’on vouloit l’obliger à livrer l’original du traitté, qu’ilavoit fait avec S. M. I. pour le voir casser comme fait in-compétamment, et contre les astrictions, auxquelles l’Abbés’estoit gehené lorsqu’il est entré dans le Corps Helvétique.Enfin, Monseig r tandis que l’on a crû icy, que l’Abbé de St.Gai vouloit de bonne foy asscurer aux Peuples leur liberté,et les mettre reélement sur un pied de seureté; On l’a ex-trêmement favorisé â Berne, et lorsque ie partis, il y a troisans et demi, pour Vienne, les choses êtoyent acheminéesd’une telle manière, qu’elles me paroissoyent très aisées àêtre accommodées, Et pourveu que l’Abbé de St. Gai eût,comme le Baron de la Tour le protestoit, toujours vouluaccorder des conditions raisonnables aux Peuples du Toqquen-