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tirer à conséquence par rapport a leur liberté, et que «l'a-bord que l’on donncroit une telle prise à la France, Ellescauroit bien s’en prévaloir pour les réunir, et pour lesengager à faire cause commune contre la très AugusteMaison d’Autriche, et qu’ainsi bien loin que l’intervention del’Empire dans cecy fût un moyen propre à faire valoir lesdroits du dit Empire quels qu’ils pussent être, elle ne ser-viroit qu’à engager les Suisses à prendre de plus fortes me-sures contr’eux, à faire le jeu de la France, et à irritertellement les esprits contre l’Abbé de St. Gai, qu’il luy seroit.très difficile d’en revenir. Le Baron de la Tour me parutalors persuadé de ces raisons. J’éspère que Y. A. 8. sesouviendra bien, qui j’av aussi eû l’honneur de les luy direà Vienne, et ie les expliquay aussi dans une informationtouchant les affaires du Toqquenburg, que ie donnay à 8. E.Mon s' le Chancelier, Baron de Seyler.

A mon retour de Vienne je trouvay les esprits extrême-ment émeus sur cette affaire, le Baron de la Tour venoittout fraîchement de déclarer dans une Diette, qu’il préten-doit, que l’Empire étoit en droit d’intervenir dans les affairesdu Toqquenburg, puisque ce Comté en êtoit un fief, et cettedéclaration avoit jetté dans les ésprits toute l’altération, quej’avois bien prevü: Aussi il n’y avoit rien de ce qui pouvoitexciter de la jalousie contre la très Auguste Maison d’Au-triche, que les Emissaires de France ne répandissent sur cesujet. J’eûs déjà alors l’honneur d’en informer Vôtre A. 8-Je pris aussi la liberté de luy marquer ce qui êtoit arrivéan Baron de Gruith. Il avoit voulu s’ériger en Médiateurdans cette affaire; mais soit que l’on prit trop légèrementdes soubçons sur luy, soit qu’il voulut employer dans sesnégotiations de ces petites finesses, qui d’ordinaire n’aboutis-sent à d’autre chose, qu’à rendre suspect ceux, qui s’en ser-