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Zweiter Band.
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presque incroyables. Vous y voyez partout des Victoiresremportées, des Villes conquises, des Ennemis terrassez, desAmis soutenus, une Maison orgueilleuse forcée à vous de-mander la Paix: et de puissants Voisins ravis de concourirau maintien de vostre liberté, de travailler avec vous àrompre vos chaînes, et d’acheter vostre amitié par l’affermis-sement de vostre bonheur. Relisez vos histoires: songez àla gloire, et à la félicité de vos Peres; et taschez, en mar-chant sur leurs traces, de devenir comme Eux l’entretien etl’admiration de vos Enfans.

Mais permettés moy de le dire, Mag. Seig. Cette carrièreou vous entrez avec de si justes espérances, n’est encor quela première partie de celle qui vous reste à remplir, avantque d’arriver au but que vous devez vous proposer. C’estpeu d’avoir fourni heureusement la moitié de vostre course,si vous ne vous sentez assez de force pour la poursuivreavec le même succès. Travaillez à vous unir plus fortementque par le passé: mais ne perdez point l’envie de vousreunir parfaitement avec cette autre moitié de vous mesmes,dont une défiance mal guérie, et des interts mal entendus,semblent aujourd’huy vous avoir séparez. Vôtre seuretéintérieure, vos forces, vôtre considération ne resident pointseulement dans les Estats que vous représentez icy. Ellesresident dans tout le corps dont vos Alliez Protestans fontpartie. S’ils ont le malheur d’estre nez dans le sein d’uneMere differente, vous devez songer que vous estes tousEnfans d’un même Pere, que le nom de Chrestien leur estcommun avec vous, et que ce nom sacré vous impose commeà Eux, la nécessité de vous regarder les uns et les autres,avec des yeux de Freres.

A ce motif dicté par la Religion mesme, ne refusez pasde joindre ceux que la Raison naturelle doit vous suggérer.