158
LE FORESTIERE.
blés, et je les crois même meilleures qu’en France.Le registre que la sévérité des diverses polices yfait tenir exactement est une lecture à laquelle j’aisouvent cédé, et ce livre ne laisse pas à sa manièreque de faire penser. Les noms divers de tous cesvoyageurs qui passent, montrent l’agitation souventbien vaine des choses du monde; ils rappellentquelquefois les caprices de la fortune, et révèlentl’existence oubliée d’aventureux personnages au-
gcurs s’élève à six, le maître de poste a le droit d’allaclier sixchevaux conduits par deux postillons.
Par chaque personne au delà de quatre dans les deux pre-mières sortes de voitures, et au delà de six dans les berlines,les inaiircs de poste bnt le droit d’exiger l fr. 30 centimes deplus par chaque poste, saus être tenus d’augmenter le nombrede chevaux.
Les maîtres de poste ne peuvent délivrer des chevaux à aucunvoyageur, sans l’exhibition du bolletone pris au bureau despostes du lieu de son départ. Le bolletone se prend aubureau des passe-ports ou de la police de l’endroit d’où l’onpart.
Il est bon de marchander et de faire par soi-même son prixd’avance dans les auberges. Le cinq pour cent accordé par lesaubergistes aux courriers sur la dépense des voyageurs, rendceux-ci des entremetteurs fort suspects. Les prix qui varientseront indiqués aux principales localités. La dépense ordinaired’une chambre à un lit est de 2 fr.; celle d’une chambre à deux,de 2 fr. Î50 c. Cependant la moyenne des logements par moisest, pour une chambre, de 20 à 30 fr. ; pour un appartementde trois, quatre ou cinq pièces, avec linge de lit et de table,de 100 à 130 fr.; et pour un bel appartement avccécuiicct