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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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134 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

sait de convenir qu’il était certainement seul juge de cequi pouvait et devait être fait, mais qu’il ne fallait pastoutefois prendre le'change sur la force réelle del’ennemiet se replier à l’apparition de la première colonne.

En tous cas, si Lyon devait être considéré comme ob-jectif final de la retraite, il ne fallait point perdre de vueque la position de Ghagny avait une importance extrême,quelle permettait de protéger toute la région du midi etde couvrir le centre ; on trouverait d’ailleurs rassembléssur ce point 10,000 hommes et 18 pièces, venant de Dijonet de Lyon et destinés à l’armée de la Loire (dépêche du5 novembre *).

Le commandant supérieur suspendait de lui-même sonmouvement de retraite ; malheureusement, celui-ci devaitêtre simplement différé. En même temps, il demandait augénéral Grouzat de lui soumettre ses appréciations per-sonnelles sur la situation *. Cet officier général envisageaitles circonstances tout à fait différemment ; il proposait determiner rapidement les batteries et les ouvrages du campretranché en y employant tous les attelages. Pendant ce

1. Tours, 5 novembre. — Guerre au général Michel.

« Vous vous exagérez l’insuffisance de Besançon. En y maintenant 15,000 à16,000 hommes, la défense peut y persister avec avantage pour la place (maisnon pour le camp retranché bien entendu).

« Si donc, vous laissez 5,000 à 6,000 hommes pour renforcer la garnison de10,000 hommes qui s’y trouve, vous pourrez conserver avec vous 25,000 hom-mes, puisque votre effectif dépasse 30,000 hommes.

« En vous retirant, combinez vos mouvements de façon à défendre Chagnyqui est pour nous d’une extrême importance. Garibaldi, à Dûle, pourrait vousprêter un utile concours.

« Si vous ne pouvez tenir à Chagny, retirez-vous graduellement sur Lyon,objectif final. Les troupes déjà à Chagny, 10,000 hommes environ avec18 pièces, appartiennent à l'armée de la Loire; elles doivent, si elles sontforcées, se replier sur Nevers et non sur Lyon. »

2. Rapport du général Crouzat au général Michel en date du 5 novembre.