PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST. 135
temps, les deux divisions et la réserve continueraient às’exercer et perfectionneraient leur instruction.
On disposerait alors d’une base d’opérations certaine.Quant à la ligne de retraite, elle était assurée par Pontar-lier, Saint-Claude et le Bugey.
Le général Crouzat n’hésitait donc pas à se déclarerpartisan d’un mouvement offensif sur Gray; une pointe dugénéral Garibaldi sur Pesmes appuierait, à gauche, ce mou-vement ; en même temps, le général de la Serre marche-rait de Chagny sur Beaune et Dijon ; enfin Langres tente-rait une diversion.
Tout au moins, si une pareille offensive semblait tropprécipitée et trop hasardée, conseillait-il de gagner Dole ense couvrant du Doubs; puis, se réunissant à Chagny auxforces du général de la Serre, de marcher sur Dijon avec40,000 hommes et 46 pièces, pendant que Garibaldi seporterait sur Auxonne et que Langres inquiéterait l’en-nemi dans la direction de Gray.
Le 5 novembre, le général Michel continuait à faire partau ministre des difficultés de toutes sortes qu’il ne cessaitde rencontrer dans l’exercice de son nouveau commande-ment:
« Plusieurs chefs de détachements autorisés par vous à« agir isolément, écrivait-il, se répandent dans la région«avec leurs troupes; quelquefois ils s’engagent impru-« demment ou en des moments inopportuns et ils obligente le corps principal à les secourir, quand il serait plus« utilement employé ailleurs.
t Pour la moindre des opérations, faut-il déranger une« armée en organisation et la mettre à la discrétion du(< premier venu qui aura le caprice de l’entraîner? D’un« autre côté, faut-il laisser croire que le commandant en