Buch 
La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
Entstehung
Seite
136
JPEG-Download
 

136 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

<c chef laisse écraser, par timidité, des Français, placés en« avant et compromis dans leur sûreté ?

« J’ajouterai que jamais ces petites fractions n’ont fait« une opération sérieuse, en dehors de l’action du com-« mandement. Leurs réquisitions constituent une lourde« charge pour les populations....

« Rien n’est difficile ici comme le maintien de la disci-«r pline; tout ce qui augmentera cette difficulté retardera« le moment où l’on pourra tenter une action vigoureuse« et sérieuse. On ne pourra compter sur nous que lorsque« l’ordre régnera dans l’armée. Les autorités civiles et« mêmes militaires, terminait-il, me font arrêter comme« espions prussiens tous mes envoyés, même munis de« pouvoirs signés par moi. »

Ces remarques, fort sages en temps ordinaire, ne te-naient peut-être pas assez compte des moyens de répressiondont l’autorité du commandant supérieur était revêtu, del’époque où l’on se trouvait et surtout du but à atteindre.La simplicité des faits est là pour nous prouver qu’en face del’ennemi et de l’ennemi en France, la meilleure organisa-tion est celle que l’on a, pourvu qu’on s'en serve. On doitadmettre enfin que tous les éléments de puissance ne sontrien, quand une volonté individuelle n’intervient pas pouren régler l’emploi '.

1. Relire la lettre de Napoléon 1 er an maréchal Angereau, 21 février 1 SlT■Les gardes nationales, dites-vous, sont pitoyables; j’en ai ici 4,000 venantd’Angers et de Bretagne en chapeaux ronds, sans gibernes, avec des sabots,

mais ayant des fusils; j’en ai tiré un bon parti.

La patrie est menacée et en danger ; elle ne peut être sauvée que par l’au-dace et la bonne volonté non par de vaines temporisations.•

Soyez le premier aux balles. Il n’est plus question d’agir comme dans les der-niers temps, mais il faut reprendre ses bottes et sa résolution de 93.

(Napoléon.)

— La guerre, par son essence même, empêche de demander et de recevoir