PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.
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Le même jour, le commandant supérieur témoignait en-core, de la manière suivante, des difficultés qu’il éprouvaità quitter Besançon afin d’effectuer sa retraite.
« La proximité de l’ennemi, écrivait-il, ne me permet« pas de sortir du camp retranché, sans m’exposer à avoir« la moitié de ma colonne entièrement séparée de l’autre.« Il faut 5 heures pour traverser la ville. Les Allemands« ne sont qu’à 10 kilomètres. Je ne puis me résigner à en-« tendre le canon tirer sur Besançon pendant mon défilé. »Le lendemain, cependant, il affirmait de nouveau l’ab-solue nécessité, à son sens, de quitter d’urgence le campretranché 1 .
à tout instant des conseils; et mieux vaut adopter parfois un parti quin’est pas exempt d'inconvénients que de n’en pas prendre du tout .
Discuter avec minutie si, çà et là, on aurait pu mieux faire ne mène à rien.La guerre est, avant tout, l’affaire du moment et le hasard y a sa part.
(Von Gneisenau — 1813.)
La crainte de la responsabilité, l’empêche de prendre une résolution et defaire ce qui ne lui a pas été prescrit. Il s’en tient donc au plus sûr et de-mande des ordres ; pendant ce temps, l’occasion échappe ou un malheur irré-parable est accompli.
A la guerre, ce qui est le plus punissable presque toujours, ce n’est pasd’avoir agi; c’est au contraire de n’avoir rien fait.
(Feld-maréchal Radetzky.)
Contre-partie :
Je sens qu’il y aurait moins de responsabilité à ne donner ni ordres ni ins-tructions, à laisser enfin ceux qui sont sous vos ordres s’en tirer comme ilspeuvent; mais il n’est jamais entré dans ma pensée de servir l’Empereur decette manière, ni de laisser ceux qui se trouvent sous mes ordres dans l’em-barras en ne leur donnant ni nouvelles ni instructions.
(Général Lauriston, 26 mars 1813.)
“ Et l’armée perdit toute confiance en elle-même parce qu’on ne lui enaccorda aucune. » (Von der Goi.iz.i
1. « L’homme découragé reste indécis parce qu’il ne voit devant lui que de« mauvais partis; et ce qu’il y a de pire, dans les affaires,'c'est l’indécision. »
(iNaphléon.)
• On se fait une idée peu juste de la force d'âme nécessaire pour livrer," avec une pleine méditation de ses conséquences, une de ces grandes batailles« d'où vont dépendre le sort d’une armée, d’un pays. Aussi observe-t-on qu’on