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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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156 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

Mais le partage du commandement supérieur de la ré-gion de l’Est avec un général étranger a modifié profon-dément les conditions de la lutte en divisant la directiondes opérations.

En outre, on n’improvise pas les cadres supérieurs etceux-ci font défaut.

Enfin, la maladie a raison de l’énergique volonté ducommandant supérieur et le contraint à céder la place àun successeur. Ce changement marque le commencementd’une crise.

L’abandon de Dijon, par suite des tergiversations de l’au-torité civile et municipale, force le commandement mili-taire à engager la lutte dans des conditions qui la rendenttéméraire et inutile.

La ville tombe au pouvoir de l’ennemi.

Le moral de l’armée, qui s’était élevé au plus hautdegré à la pensée de prendre en flanc l’ennemi ainsi en-gagé, ne cède pas à ce coup ; mais celui du nouveau com-mandant supérieur n’y résiste point.

Le général Michel fait décider la retraite.

On abandonne Besançon, Belfort, toute cette grandeplace d’armes de la Franche-Comté et les débouchés qu’elleassure.

A la défensive latérale, si puissante quand elle est active,on va substituer la défensive normale et, pas à pas, reculerdevant l’ennemi: on cesse de menacer les communicationsde l’adversaire pour engager les campagnes de la Loire.

Chagny marque le premier recueil ; mais Gien ne tardepas à prouver qu’on renonce, pour le moment, à touteaction dans l’Est.

Des efforts énergiques, de louables dévouements, une