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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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CAMPAGNE PE BOURGOGNE.

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du mouvement de la première armée de Chagny sur Gien,soulevaient à Lyon une émotion considérable. Le généralBressolles demandait aussitôt que l’autorité militaire fûtconcentrée entre ses mains. Il faisait remarquer que leséléments dont il disposait n’étaient pas sérieux, sauf quel-ques bataillons de Gardes mobiles, qui commençaient às’organiser. I)e leur côté, les rapports du préfet aboutis-saient à des conclusions semblables. La population étaitvivement émue de sentir la voie de Lyon ouverte toutegrande à l’ennemi. La ville n’avait ni approvisionnements,ni munitions. Un envoi de 18,000 hommes était nécessaire,ajoutait M. Challemel-Lacour.

Le délégué à la guerre donnait aussitôt l’ordre au com-mandant de la première armée de l’Est, encore à Chagny,de détacher 15,000 hommes sur Lyon pour renforcer sagarnison et en porter l’effectif à 30,000 hommes *.

1. 15 novembre. — Guerre à général en chef de l’armée de l’Est.

« li’objectif définitif de votre armée doit être Nevers. En conséquence, opérezde la manière suivante. Détachez de votre armée une quinzaine de mille hommes,dont 5,000 de troupes régulières et 10,000 mobiles, parmi lesquels vousmettrez tous ceux qui ont des fusils à percussion et vous enverrez ces15,000 hommes dans Lyon pour grossir la garnison. Dans ce détachement nedevront tigurer aucunes troupes du 18 e corps. Veillez-y attentivement.

« Quant anx 40,000 hommes formant le reste de votre armée, vous les embar-querez dès demain, aussitôt que possible, dans le chemin de fer et vous viendrezavec tontes ces troupes à Gien, sur la Loire, où vous recevrez de nouveauxordres. Votre, transport s’effectuera jour et nuit afin d’être terminé le 17 ausoir. »

15 novembre, — Préfet du Rhône à Ministre de la guerre.

« Etes-vous pour quelque chose dans dépêche, signée Freycinet, qui annoncequ’on retire les troupes de Chagny et qu'on va compléter notre garnison en laportant à 30,000 hommes. C’est impossible. Vous ouvrez, la voie de Lyon toutegrande à l’ennemi. Lyon n’est ni approvisionné, ni munitionné. Nous sommessans troupes sérieuses. Nous avons 12,000 baïonnettes : rien de plus. C’estdonc 18,000 hommes, voire même 25,000 hommes qu’il nous faut. La gardenationale n’a que de mauvais fusils. Votre dépêche la terrifie. Si vous nem’envoyez les 25,000 hommes demandés, impossible de nous défendre. »