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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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CAMPAGNE DE BOURGOGNE.

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Depuis 10 heures du matin, Saint-Martin était aban-donné; c’est dire que depuis ce moment l’armée était à lamerci d’une surprise. Aucune ronde, aucune patrouille,n’avait signalé cette situation critique. La démoralisationprofonde et l’indiscipline des éléments d’exécution enétaient les causes premières, mais les auxiliaires du com-mandement doivent ici partager cette responsabilité; leurinexpérience assurait mal la transmission des ordres; leurincompétence n’en surveillait point l’exécution.

Un homme, quelle que soit son activité, ne saurait suf-fire à assurer, dans leur intégralité, l’exécution des nom-breuses mesures de détail que comporte un commande-ment général. Il importe, cependant, que l’œil du chefvienne tout examiner, que sa pensée vivifie tout, que lui-même enfin se multiplie pour ainsi dire et soit présent surtous les points. Un état-major actif et expérimenté peutseul permettre de résoudre ces difficultés. Pénétré desconceptions de son chef, il en combine les détails prati-ques d’exécution, il prépare celle-ci ; il en transmet fidèle-ment les conditions; il surveille et contrôle sur tous lespoints la mise en œuvre.

A l’armée des Vosges, rien de semblable n’existait. Ungénéral italien, éprouvé par la guerre et ses fatigues, com-mandait une armée composée de Français et d’élémentsde nombreuses nationalités différentes. Le pays où ilcombattait lui était étranger, de même que ses mœurs etses coutumes, ainsi que les troupes qu’il dirigeait.

Son âge et ses infirmités physiques ralentissaient sonactivité; sa situation morale et politique était difficile.

Un état-major spécialement instruit et expérimenté luieût été indispensable, car, nulle part, les conditions ducommandement n’étaient plus délicates. Or, la majeure

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GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS.