CAMPAGNE DE BOURGOGNE.
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des Basses-Pyrénées et des Alpes-Maritimes, les francs-tireurs de l’Aveyron, ceux de Toulouse et de Colmar,dirigés par le lieutenant-colonel Bruneau et le colonelRicciotti Garibaldi, joignaient leur action à celle de l’ar-tillerie contre la colonne ennemie. Celle-ci était refouléedans Saint-Martin.
Les troupes cantonnées dans Autun et rappelées à lahâte, entraient alors en ligne.
L’ennemi mettait 3 batteries en action et se déployait àl’est de la grande route contre notre droite.
Notre artillerie, bien servie par les gardes mobiles dela Charente-Inférieure, continuait vigoureusement la luttemalgré des pertes sérieuses. En même temps, les gardesmobiles de Saône-et-Loire et ceux de l’Aveyron garnis-saient la lisière nord de la forêt de Planoise pour résisterà la nouvelle attaque indiquée par l’ennemi contre notredroite 1 ; une section de la batterie de montagne était dé-tachée pour appuyer ces troupes.
1. Le Grand État-major prussien dit : 2 batteries badoises prennent positionsur la grande route pendant que l'infanterie se déploie à l'est de celle-ci avecla 3 e batterie, car les Français cherchaient à déborder la gauche. A plusieursreprises les Allemands résistent avec succès aux efforts de l’assaillant, etc...
M. Marais, sous-préfet d’Autun, rapporte le fait de la manière suivante :
« Sur notre droite, les Allemands vont aborder la forêt de Planoise.. — mais“ la brigade de Bossak fait bonne contenance...
« De plus, au milieu de la forêt, presqu’au sommet des hauteurs, la route du« Creusot se remplit d’une masse de gens armés. Tout à coup la plus grande« partie de ceux-là s'abat dans la plaine... Us appuient la brigade Bossak dont« le mouvement offensif s’accentue de plus en plus, toujours avec succès....« L’ennemi craint d’être à son tour débordé.
« Pourtant, étrange hasard parmi tous ces hasards qui forment le grand jeu« qu’on appelle la guerre, ce qui le décourage le plus est précisément ce qui11 devrait le moins l’inquiéter. Ces soldats qui continuent à gravir la route du“ Creusot et qu’il voit déjà se précipitant du haut de la montagne sur ses flancs,« n’aspirent pas à la lutte, mais à la retraite. Ils courent attendre au Creusot* l’issue de l'engagement. Ce sont des fuyards et non des combattants. »