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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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212 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

L’ennemi était repoussé. Il renonçait pour le moment àrenouveler son attaque et à s’engager plus sérieusement.Il n’avait point su profiter de la surprise et du désordrecausés par son mouvement imprévu. Il avait donné letemps au général Garibaldi de réparer la faute com-mise. Les jeunes troupes de l’armée des Vosges, établiesdans les maisons et dans les constructions mises enétat de défense, s’étaient bien comportées. Quelquesdéfaillances s’étaient seules produites parmi les élémentsplacés en réserve. Trop jeunes encore, ces troupes avaientbesoin de l’activité du combat pour se maintenir audanger.

Malgré son infériorité numérique, l’ennemi songeaitcependant à renouveler le lendemain sa tentative con-tre la ville. Ordre était déjà donné à l’artillerie de cou-vrir Autun d’obus incendiaires, quand le général Kellerrecevait avis du commandant du XIV e corps que nousnous montrions en forces du côté de Nuits. Le général deWerder l’invitait, en conséquence, à se replier sur Dijonsans s’aventurer davantage*.

I. Le capitaine prussien Lühlein, commandant de compagnie au régiment

n° 109 des grenadiers du corps badois, cite l'importante dépêche suivante

dans son ouvrage : Die Operationen des Corps des Générais von Werder,page 40 :

Le général von Werder au général Keller :

« Les forces ennemies se sont montrées si nombreuses vers Nuits, hier 30,« qu’une marche poussée plus loin par Votre Excellence sur Autun n'est pas à

« désirer. Je vous invite en conséquence, si les circonstances vous le permettent,« à vous replier aujourd’hui même sur Dijon : d’ailleurs, j’attendrai Votre« Excellence au plus tard le 3 à Dijon et environs. »

Il ne peut y avoir de doute. La dépêche citée était motivée par l’échec in-fligé, le 30 novembre, à Nuits par le général Crémer à la forte reconnaissanceque dirigeait l’état-major général du XIV I. * * * * * * 8 corps.

Le fait a été nié par les chefs d’état-major de l’armée des Vosges et de ia divi-sion Crémer. Le Grand État-major prussien « omet » de citer cette dépêche