testations auxquelles donnait lieu, entre les deuxcouronnes, la possession de la Laponie, ou plu-tôt la perception du tribut payé par les Lapons.Les Danois, alors maîtres de la Scanie, avaientd’abord battu les Suédois sur terre et sur meret s’étaient emparés de Kalmar, dont ils avaient faitleur base d’opérations; le chagrin que Charles IXressentit de la perte de cette importante forteressefut, à ce qu’on assure, la cause principale de sa<fin prématurée. L’hiver interrompit à peine les hos-tilités et, au mois de janvier -ldi 2, l’armée danoise-entra dans le Smaland, dévasta cette province et mar-cha sur Jonkœping. Gustave-Adolphe, qui n’avaitguère que 3,000 hommes à lui opposer, s’avança àsa rencontre et la contraignit à la retraite. Mais, peu-,de temps après (H février), le général danois Rant-zow surprit le roi de Suède dans son camp de-Wittsjœ et lui infligea une défaite complète : Gus-tave lui-même faillit périr en se sauvant à traversun lac gelé, dont la glace se rompit sous le poids deson cheval. Il regagna avec peine le Smaland, où-Rantzow le suivit; toutefois, une levée en masse,,dont le général Stjernkiœld prit le commandement,,arrêta de ce côté l’envahisseur.
Mais, pendant ce temps, Christian IV avait péné-tré, à la tête d’une autre armée, dans la Westrogo-thie et s’était emparé de la Nouvelle-Lœdesœ (aujour-d’hui Gotheborg), puis d’Elfsborg, le principal portde la Suède sur la « mer d’Allemagne »; un troi-sième corps dévastait le Ilalland et une flotte-danoise paraissait devant Waxholm, à quelques kilo-mètres de Stockholm. Gustave-Adolphe, dont les