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les secours de l’Empereur se firent attendre et lesvaisseaux de l’Espagne ne se montrèrent pas. Gus-tave, accouru de Suède avec de nouveaux renforts,au mois de mai 1628, commença par venger l’insultefaite l’année précédente au pavillon suédois : uneescadre danzickoise de sept vaisseaux, rencontréepar sa flotte à l’embouchure de la Vistule, fut priseou coulée bas. Puis le Roi, négligeant pour cette foisle blocus de Danzig, s’avança avec 15,000 hommessur la route de Varsovie, dans l’espoir d’en venirà une action générale avec Koniecpolski. Maiscelui-ci, résolu à attendre le corps auxiliaire promispar Ferdinand II, se borna à faire la petite guerre,à laquelle ses troupes légères étaient plus propresque la solide infanterie suédoise, soutenue par uneinsuffisante cavalerie. Il ne put cependant pas empê-cher le coup de main hardi tenté par Baudissin, undes meilleurs lieutenants de Gustave, qui, à la têted’un petit corps, se jeta dans la grande Pologne,poussa une pointe jusqu’aux portes de Varsovie etréussit à rejoindre l’armée avec un immense butin.A la fin, la tactique de Koniecpolski porta ses fruits,car Gustave, ne pouvant plus nourrir son arméedans un pays dévasté, fut obligé de la replier et dela mettre en quartiers d’hiver.
L’année suivante (1629), la guerre recommençade bonne heure, malgré la rigueur de la saison.Gustave-Adolphe n’était pas encore revenu de Suèdelorsque son lieutenant Hermann Wrarigel surprit,avec 6,000 hommes,un corps de 4,000 Polonais auxordres de Potocki et le défit à Gorzno (2 février).Mais Wrangel échoua dans une entreprise qu’il fit