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contre Tliorn, et dut rejoindre le gros sur la côte,au moment où paraissait enfin le corps d’impériaux,promis depuis si longtemps. Ce corps, fort de10,000 hommes, aux ordres du BrandebourgeoisJean-Georges d’Arnim (que les mémoires du tempsappellent à tort Arnheim), vint se réunir près deGraudenz à l’armée de Koniecpolski. Mais en juin,Gustave arriva à son tour avec des renforts qui por-tèrent ses forces à 20,000 hommes, et attaqual’armée austro-polonaise près de Sium (2G juin).Dans son ardeur à se jeter dans la mêlée, le Roifaillit être fait prisonnier (son chapeau, resté entreles mains des Autrichiens, fut envoyé comme untrophée à Vienne) et les Suédois furent obligés debattre en retraite. Gustave se retira alors à Quedzin,près de Marienburg, où il prit une si bonne positionque les Polonais renoncèrent à la forcer et ne reti-rèrent aucun avantage de leur succès.
Bientôt, d’ailleurs, la désunion se mit entre euxet leurs alliés. Arnim, dont la mollesse, au dire deSigismond, avait seule empêché de recueillir lesfruits de la victoire de Stum, fut remplacé par Jules-Henri, duc de Saxe-Lauenbourg, qui ne s’entenditpas beaucoup mieux avec le roi de Pologne et sesgénéraux. Puis une épidémie, dont les Suédois, bienapprovisionnés et établis dans de bons cantonne-ments, souffrirent beaucoup moins que leurs adver-saires, empêcha la reprise des opérations, décimal’armée combinée et finalement en amena la dissolu-tion complète. Aussi les Polonais, fatigués de cetteguerre interminable, prêtèrent-ils volontiers l’oreilleaux conseils d’un habile diplomate français, le baron.