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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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feu à l'ennemi. Pour la cavalerie, lordonnance suivaitles mêmes errements; à Breitenfeld, Tilly forma de« gros escadrons », dont quelques-uns étaient de1,000 chevaux; à Liitzen, la cavalerie de Waldsteincombattit par gros de quinze jusquà trente esca-drons.

En face de ces épais bataillons et de ces lourdsescadrons, Gustave-Adolphe comprit la nécessitédinaugurer une méthode nouvelle. En même tempsquil réduisait leffectif des unités ordinaires, il amin-cissait lordonnance de façon à procurer à ses feux demousqueterie un développement considérable, touten diminuant les ravages causés parmi les siens parles projectiles ennemis. Pour le combat, il rangeaitses troupes sur deux lignes à intervalles, distantesdau moins 300 pas, avec une réserve pour chacunedelles. Dans le sens du front, chaque ligne compre-nait les trois fractions accoutumées, cest-à-dire lecentre, ou « bataille », et les deux ailes, appeléesaussi avant-garde ou arrière-garde, selon la manièredont laction sengageait. Le centre était principale-ment composé dinfanterie groupée en brigades ; maischacune de ces brigades était soutenue en arrièrepar une petite réserve de cavalerie, et dans linter-valle des brigades de première ligne prenaient placeles canons légers. Du reste, la composition de labrigade, devenue ainsi lunité tactique supérieure,variait suivant les circonstances. Gustave-Adolpheemployait tantôt la double brigade ou brigade pleine,composée en principe de deux régiments (2,016 hom-mes, cadres non compris, soit 864 piquiers et1,152 mousquetaires) et disposée en quaternes ou