feu à l'ennemi. Pour la cavalerie, l’ordonnance suivaitles mêmes errements; à Breitenfeld, Tilly forma de« gros escadrons », dont quelques-uns étaient de1,000 chevaux; à Liitzen, la cavalerie de Waldstein■combattit par gros de quinze jusqu’à trente esca-drons.
En face de ces épais bataillons et de ces lourds■escadrons, Gustave-Adolphe comprit la nécessitéd’inaugurer une méthode nouvelle. En même tempsqu’il réduisait l’effectif des unités ordinaires, il amin-cissait l’ordonnance de façon à procurer à ses feux demousqueterie un développement considérable, touten diminuant les ravages causés parmi les siens parles projectiles ennemis. Pour le combat, il rangeaitses troupes sur deux lignes à intervalles, distantesd’au moins 300 pas, avec une réserve pour chacuned’elles. Dans le sens du front, chaque ligne compre-nait les trois fractions accoutumées, c’est-à-dire lecentre, ou « bataille », et les deux ailes, appeléesaussi avant-garde ou arrière-garde, selon la manièredont l’action s’engageait. Le centre était principale-ment composé d’infanterie groupée en brigades ; maischacune de ces brigades était soutenue en arrièrepar une petite réserve de cavalerie, et dans l’inter-valle des brigades de première ligne prenaient placeles canons légers. Du reste, la composition de labrigade, devenue ainsi l’unité tactique supérieure,variait suivant les circonstances. Gustave-Adolpheemployait tantôt la double brigade ou brigade pleine,composée en principe de deux régiments (2,016 hom-mes, cadres non compris, soit 864 piquiers et1,152 mousquetaires) et disposée en quaternes ou