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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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à lélecteur de Saxe pour lui faire part de la prise deFrancfort. Mais il échoua encore une fois dans sestentatives auprès de Jean-Georges, malgré lappuique lui prêta le représentant de la France, et lecongrès se sépara sans avoir même, assure-t-on, « ditun seul mot de la Suède ni prononcé le nom deGustave-Adolphe ». Ses meneurs, les électeurs deSaxe et de Brandebourg, espéraient toujours obtenirsatisfaction de Ferdinand II, et ils croyaient sêtremontrés suffisamment énergiques en lui envoyant uneadresse pour lui demander le retrait de lédit de res-titution et le rétablissement des princes dépossédés.Encore aujourdhui, les historiens allemands estimentque si les « confédérés » de Leipzig avaient su agiravec promptitude et vigueur, sils avaient levé destroupes et pris à légard de lAutriche et de la Suèdeun rôle de neutralité armée, ils auraient forcé la mainà lEmpereur et obligé le Roi à quitter lAllemagne :cest oublier que les forces de Jean-Georges et deGeorges-Guillaume, réunies, ne montaient guère àplus de 15,000 hommes ('), et que Gustave était surleurs frontières, à la tête de son armée victorieuse.

(') Lorsque la question du recours aux armes fut agitée danslassemblée de Leipzig, on produisit des états d il résultait quelélecteur de Saxe pouvait mettre sur pied 9,000 hommes dinfan-terie et 2,000 de cavalerie; l'électeur de Brandebourg, 4,000 fan-tassins et 1,000 cavaliers ; ces chiffres, que Gfrœrer a reproduits,permettent de se faire une idée de la puissance des deux souve-rains à cette époque. Il est vrai qu'on verra six mois après,à Breitenfeld, Jean-Georges mettre en ligne 16,000 hommes,mais cétait pour la plupart des soldats de nouvelle levée, et dontla conduite, dans cette bataille même, prouva bien le peu dosolidité.