IV. — Siège et prise de Magdebourg. — Occupation des places duBrandebourg parles Suédois; capitulation de Greifswalde. —Expédition de Tilly contre le landgrave de Hesse. — Marche deGustave-Adolphe sur l’Elbe ; combat d’Angern et de Burgstall ;attaque du camp de Werben par les Impériaux. — Eetraite deTilly sur la Saxe.
Tilly était parvenu à Mœckern, à quatre lieuesde Magdebourg, et s’occupait à former les magasinsnécessaires pour un siège accéléré, lorsqu’il reçut lanouvelle de la marche de Gustave-Adolphe sur Franc-fort. Changeant encore une fois de résolution, il semit en marche sur-le-champ, avec la plus grandepartie de ses forces, pour aller au secours de cetteplace, qui, selon toute prévision, devait arrêter leRoi assez longtemps. Mais à son arrivée à Jüterbogk,il apprit que la ville venait d’être emportée d’assaut,et qu’elle était trop fortement occupée par le vain-queur pour qu’il fût possible de la lui reprendre.Il revint, en conséquence, sur ses pas et s’établit àPechau, sur l’Elbe, plus que jamais persuadé queGustave n’abanclonnerait pas Magdebourg à son sortet qu’on le verrait accourir sous peu. En attendant,il prit toutes les dispositions nécessaires pour resserrerla place, que Pappenheim, faute de moyens suffisants,n’avait pas bien vivement pressée pendant son absencealors seulement le véritable siège commença.
La prise de Magdebourg est, sans contredit, undes plus fameux épisodes de la guerre de Trente ans ;aucun événement n’a plus contribué que la destruc-tion de cette ville opulente à entretenir la haineentre les catholiques et les protestants ; le souvenirs’en est transmis de génération en génération pen-