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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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dant plus dun siècle, aussi vivace quau premierjour, et, bien que dautres calamités soient venuesplus tard exciter dautres passions et dautres colères,il ne sest jamais entièrement effacé de la mémoire dupeuple. Toutefois, comme le fait observer lauteur duTableau militaire des Impériaux et des Suédois ,« le siège est peu intéressant pour un homme dumétier ; lattaque ni la défense ne présentent riendinstructif ». Assurément, le colonel Falkenberg,envoyé par Gustave pour diriger la défense, était unhomme plein dhabileté, dénergie et de bravoure;mais il ne disposait, en fait de troupes réglées, quede 2,000 hommes dinfanterie et de 300 cavaliers:faible garnison pour une forteresse aussi étendue.Surtout, il avait constamment les mains liées, et lad-ministrateur Christian-Guillaume nétait pas beau-coup plus libre que lui ; la division régnait dans laville; « le magistrat », cest-à-dire le Sénat et labourgeoisie, qui exerçaient en fait le pouvoir, ne sedéfendaient quà contre-cœur. Bon nombre dhabi-tants ne demandaient quà rentrer dans lobéissancede lEmpereur, entretenaient des intelligences aveclennemi et linformaient exactement de tout ce quise passait dans la place ; les autres ne prenaient lesarmes quavec une extrême répugnance et à condi-tion de netre pas placés dans des endroits tropexposés; Falkenberg ne put tirer quun médiocreparti de ces bourgeois, peu faits aux fatigues dunsiège, 'encore moins accoutumés à la discipline, etne voulant pas reconnaître dautre autorité que cellede leur Sénat.

Néanmoins, grâce à son activité, grâce aussi à la