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faiblesse du corps de blocus (’), les fortificationsfurent accrues, la défense finit par s’organiser, etl’on aurait pu résister assez longtemps, si le retourde Tilly n’était venu changer la face des choses. Lenombre des assiégeants s’éleva alors à “26,000 hom-mes, avec 80 canons, sans compter un corps de5,000 hommes détaché à Dessau pour garder lepassage de l’Elbe. Les ouvrages extérieurs furentsuccessivement emportés, et Falkenberg dut se rési-gner à abandonner, en les détruisant, les faubourgsde Sudenburg et de Neustadt, faute de monde pourles garder. Pappenheim s’établit au nord, dans lesruines de la Neustadt, et fut chargé de l’attaqueprincipale; mais ses batteries ne firent pas granddégât et ses mines, mal dirigées, produisirent moinsd’effet contre la place que contre ses propres travaux;il ne mit pas moins de 23 jours à arriver au pied duglacis, quoique la distance à franchir fût tout auplus de 300 pas. Or, c’était le côté faible de la ville,le fossé y étant peu profond et l’escarpe peu élevée,et les autres lieutenants de Tilly, le comte Wolf-gang de Mansfeld au midi, du côté de Sudenburg,le duc Adolphe de Holstein au nord-ouest, en face duKrœcken-Thor, firent encore moins de progrès. Quantà Tilly lui-même, il s’était installé sur Ja rive droitede l’Elbe et conduisait la fausse attaque contre unecoupure pratiquée en avant du pont, à l’endroit oùl’on a bâti depuis la citadelle.
Le peu de résultats obtenus par les Impériaux,
(') Pappenheim n’eut d’abord que 2,000 hommes; puis 8,000,puis 3 ou 4,000 seulement; ce chiffre variait selon les besoins doTilly. (Voir Droysen, Gustav Adolf.)