ARCHITECTURE FRANÇOÌSE,Liv . V. r r
des piédestaux, qui selon lui doivent avoir le quart, qui fait 18 pieds, Sc qui n’ont ce-pendant que 1 6 pieds n pouces : Sc ainsi de bien d’autres mesures qusil a décrit dansson livre par les rapports Géométriques Sc Arithmétiques,- Sc qui diffèrent sensible-ment dei’exécution; ce qui nous a déterminé à donner en particulier les cottes prin-cipales de ce monument.
Cet édifice a deux façades , l’une du côté de la ville, dont nous donnons ici ledessein, Pautre du côté du Fauxbourg, semblable pour l'ordonnance à celle dontnous parlons, 8 c ne différant que dans les ornemens, ainsi que nous le remarque-rons dans son lieu. Nous observerons seulement ici que la sculpture dans ce monu-ment est repartie avec beaucoup de discrétion , Sc qu elle peut être regardée com-me un chef-d’œuvre de cet art ; elle sut commencée par Girardon , Sc continuée pafMichel Anguierre.
Le Bas relief de deíîus la Porte représente le paíîàge du Rhin à Tolhuis , à proposduquel François Blondel se plaint, p. 619, de ce que le Sculpteur n’apas suivi son sen-timent pour la maniéré de drapper les figures, suivant ce qu’il en a enseigné dans la se-conde Partie de son huitième Livre , chap. 10 , p. 168. Du côté du Fauxbourg, dansune table de même forme, est un autre bas relief représentant la prise de Majìrkk, enJ 675.
Dans la frise de Pentablement qui est au-dessus de ces deux bas reliefs, est unemême inscription en gros caractère doré conçue en ces termes :
LUDOVICO MAGNO.
Voyez L proportion dc ccì. cm.abk.iumr Sc p assemblage de ses profils, Planche ILFigure A.
Au-destbus des tables en bas relief dont nous venons de parler, est une nichequarrée qui reçoit la porte , qui a pour Claveau la dépouille d’un lion, dont la têteSc les pattes pendent fur le sommet de Parchivolte, Sc dans les angles des nichesquarrées font placées deux renommées en bas relief, qui semblent publier les victoi-res du Prince à la gloire duquel cet arc triomphal a été élevé.
Au bas des deux piédroits de cet édifice font deux Piédestaux dans chacun des-quels on a percé une porte ( 'b ) de 5 pieds d’ouverture fur le double de hauteur. Au-desius est placée une table de marbre blanc qui porte des inscriptions en caractèresnoirs, celle à droite est conçue en ces termes :
QU O D DIEBUS VIXSEXAGINTA
RHENUM, VAHALIM,MOSAM,
ISALAM SUPERAVIT.
SUBEGIT PROVINCIAS TRES,
CEBIT URBES MUNI T A SQU ADRAGINTA.
(b) Ces Portes avoient été faites dans l’origine de ce bâ-timent pour le passage des gens de pied. François Blondelse plaint de la nécessité de mettre ces percés dans cespiédestaux & au-dessous des piramides , qui semblentavoir besoin d’un soubassement d’une grande solidité : cet-te remarque est judicieuse de la part de l’Auteur.
Aujourd’hui que l’on a reconnu que la grande ouver-ture dc la porte du milieu est suffisante , on ne fait plus
usage de ces deux portes : ellesserventà présent de bou-tiques louées à des artisans au profit des Officiers de Villede Paris : ces paílages sont voûtés en ceintre bombé , &cont chacun un escalier qui monte à des entresols pris au-dessus les uns des autres dans l’épaifleur des piles ; un deces escaliers seulement, contenant 1 40 marches, monte defond pour arriver fur la plate-forme exprimée dans la cou-pe, Planche II.
Porte §»bénis.