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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.
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Coupe sur la longueur du bâtiment. Planche VI.
Cette Planche nous donne à connaître le développement extérieur d un descôtés de la grande cour, Pintérieur du corps-de-logis fur la rue, Sc celui du côtedu jardin. Nous observerons, à i’égard des dehors, que les différons corps d'Ar-chitecture qui composent le pourtour de cette cour, exigeaient, à cause de sonpeu d’étendue, beaucoup plus d’uniformité dans leur décoration, au lieu qu’icìPaîle À , le pavillon B Sc Pavant-corps C forment autant de morceaux d’Architecturevariée , faite pour aller d'autant moins ensemble que plus la cour est petite, moins ilfalloit s’écarter d’une forte de simétrie. On a pris foin , à la vérité , d annoncer cesdifférentes parties par des corps plus ou moins élevés, qui, en quelque forte, don-nent un air pyramidal à Pédifice ; mais comme il n’y a pas une distance suffisante dansla cour pour remarquer ce genre de beautés , ce qui serait un mérite essentiel danstoute autre circonstance , ne sert ici qu à apporter de la confusion dans P esprit duSpectateur ; tant il est vrai que ce qui réussit bien dans une occasion, fait un ef-fet contraire dans toute autre : raison pour laquelle il saut qssun Architecte soitmuni d’une expérience consommée pour appliquer les réglés de son Art , selonla diversité des bâtimens qui font confiés à ses talons.
Nous ne rappellerons point ici la forme des arcades de Paîle, A, nous en avonsparié, page 135. Nous ne dirons rien non plus de la décoration intérieure désappartemens de ce grand Hôtel, les compartimens des lambris n étant point ex-primés dans cette Planche, mais Pon se souviendra qu en décrivant les plans durez-de-chaussée Sc du premier étage , nous avons annoncé qu ils étoient d’unetrès-grande magnificence , ornés de sculpture, de tableaux, de glaces, de bron-zes , de meubles de prix, Scc.
Façade du coté da jardin. Planche VIL
La proportion des Ordres de Lette façade est la même que celle de la Planchécinquième , d 5 où il est ai f& de conclure qu’ils paroistent encore plus chétifs que ducôté de la cour , le jardin étant beaucoup plus vaste Sc plus aëré , de forte que cettepartie essentielle de P Architecture ne se manifeste en rien ici. C’est pour cetteraison que nous avons plus d’une fois recommandé la suppression des colonnes Scdes pilastres dans un édifice de moienne grandeur, ne produisant pour la plupart■que de petites parties , Sc qui par cette considération ne devraient être employésraisonnablement que dans les maisons Royales, les monumens sacrés, les édificespublics > Scc.
Nous remarquerons âuffi que la largeur de Pavant-corps est de beaucoup tropconsidérable pour les arriéré-corps, qu’il aurait été mieux de se contenter feulementde celui qui soutient le fronton. Par-ià on aurait donné plus d’étendue aux der-niers & le comble serait devenu moins large Sc moins élevé. On auroit pu auffisupprimer les mansardes , gente d’ordonnance peu convenable à la décorationde Peípece du bâtiment dont nous parlons , malgré l’usage qu’on en vient de faireau Palais Royal ( ainsi que nous Pavons remarqué dans ce Volume, page 4 6. ) Parces différantes suppressions, les Ordres dont il est question auraient paru moinspetits , la grandeur réelle des parties se jugeant ordinairement par la compa-raison de celle des masses, quoiqu’en général, comme nous venons de le re-marquer , ce soit un abus plus ou moins condamnable que de faire usagé des Ordresdans un bâtiment de peu d’étendue > principalement lorsqu’on ne les rend pasTmellL M m
Hôte
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