a imprime depuis peu quelques-vnes de ses obseruations fur Atheneej & celüyqui a traduit ie Benedetto Castelli de la mesure des eaux courantes, en a inseredans sonouurage vne tres-belle fur vne Epistre de Synesius, qui estoit si diffi-cile , quele pere Petau qui a commente cetaucheur, a aduoiie quii ne 1’auoitpu entendre. II a encorefait beaucdupd’obseruations surle Theon de Smirne& fur d’autres Autheurs anciens. Mais la plulpart ne se troqueront qu’eparsesdans ses Epitres; parce qu’il n’escriuqit gueres fur ces sortes de sujets, quepourfätisfaire ä lacuriosite de ses amis.
Tous ces ouurages de Mathematique, & toUtes ces recherches curieuses defantiquite, n’empesehoient pas que M. de Fermat ne fit sa charge auec beau-coupd’assiduite , & auec tant de suffisance, qu’il a passe pour yn des plusgrands Iurisconsirltes de son temps.
Mais ce qui est de plus surprenant, Cest qu*atiec toute la force d’esprit quiestoit necessaire pour soütenir les rares qualitez dont n-ous vepons de parier, ilauoitencore vne si grande delicatesse d’esprit, qu’il faisoit des vers Latins,Fran^ois & Elpagnols auec la mesme elegance, que s’il eut vescn du tempsd’Auguste,& qu’il eüt passe la plus grande partie de sa vie äla Cour de France& a c eile de Madrid.
On parleraplusparticulierement des ouurages de cegrand homme, larsquon aura recouuert ce qui en a este publie, & qu’on aura obtenu de M. sonfils Ia liberte de publier ce quine I’a pas encore este.
OBSEDV ATlOCfpE MOCfSJEVdf DE FERMAT
fur Sjnefim , ra^orteeh la fin dei a traduUion du li ure dei amesure des eaux courantes - de Benedetto Casei hi
L ES pages qui restent viiides dans ce cayer m’ont donne la pensee de les remplit dela belle obleruation que j'ay apprise ces iours passez, de l’mcomparablc Monsieurde Fermat, qui me fait l’honneur de nVaimer, & de me foulst ir fouuent dans sa conuer-sation. Cest stiria quinzieme Lettre de Synesius Euefque de Cyrene, qui tcaiced’vnematiere qui n’a este enfcendue par aucun des interpretes , non pas ni e sines par lescauantPere Petau, ainsiqu iÜ’aduoüe luy-inesine dans les Notes qu’iiafaitessurcctAutheur; Et ie donne dautant plus volontiers cette obferuation, qu’elle a beaucoupde rapportauec les traitez qui font cy-deuant.
Cet Euesque escrit a la s^auante Hypatia, qui estoit la merueille de son siecle, &laquelle eafeignoirpubliquementla Philosophie, auec l^dmiration de tous les sca-uans, dans la celebre Ville dAlexandrie. 1'ay traduit cette Lettre du Grec en cettemaniere. Iemetroiuiesimal,quei’ay besoind’vn hydroscope. Ievous prie d’enfairefaire vn de cuiure, & de me l’acheter. Cest vmtuyau en forme de Cylindre, qui ala figure & lagrandeurd’vnefleute; sursa longueur ilporte vneligne droice, qui estcoupeeen trauerspax depetites lignes, par le/quelles notis iugeons du poids deseaux. L’vn desbours estcouuertdVn cone , qui est pose egalement deifus, en teileforte queletuyauLclecone ont vne mesme base. L’on appelle cet Instrument Ba-ryllion. Si on lernet dans 1’eau par lapointe ilydemeurera debout,& Ion peut aife-
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