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Premier volume.
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la mort ! » Le vieillard, plus effrayé du ton que desparoles, car il ne les comprenait pas, essaya d’a-doucir l’abbé en lui adressant d’un air suppliantquelques mots latins. L’abbé lui fit alors entendredans la même langue ce qu’il exigeait de lui. Levieillard alors lui ouvrit un coffre de fer et lui mon-tra des trésors que l’abbé Martin estimait plus quetoutes les richesses de la Grèce . A cette vue, l’abbéplongea aussitôt avec avidité ses mains au fond ducoffre, et remplit des fruits de son pieux larcin lespans de sa robe et de celle du religieux qui l’ac-compagnait, puis tous deux, cachant avec adresseces précieuses reliques , se rendirent à leurs na-vires. Ceux qui connaissaient et aimaient l’abbé,lui demandèrent, en le voyant, quel était le bu-tin qu’il venait d’enlever. Martin leur réponditd’un air joyeux ; tout va bien pour nous, à quoi

ils répliquèrent : Deo gratias .La vertu des

saintes reliques protégea constamment l’abbé aumilieu des périls de son retour; la tempête s’apai-sait en leur présence, les pirates s’adoucissaient enapprochant du vaisseau. Plein de sollicitude pourle trésor qu’il portait, il ne craignit pas de traver-ser l’Italie en proie aux discordes civiles et de fran-chir les Alpes infestées de brigands. Enfin il arriva