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lui avons inoculée afin d’avoir les profits de lacure; l’auteur nous met dans le secret de ses opi-nions religieuses, politiques et littéraires. « Ma« religion naturelle , dit-il, n’est pas celle de« Ferney .... L’homme qui révère le Créateur de« l’univers et ennoblit son image, est l’homme se-« Ion mon cœur, soit qu’il professe les doctrines« de Rome, de Wittemberg, de Zurich ou du
« Dalaï-lama_ J’abhorre tout ce qui tend à
« m’imposer des chaînes et à comprimer l’essor« de la pensée.» Il fait connaître son. senti-
ment sur les historiens de l’antiquité, et je croisdevoir traduire les jugemens sommaires qu’il enporte dans une de ces lettres : « Les anciens ne« sont pas tous également bons; César écrit en« empereur et c’est mon auteur favori, ainsi que« Tacite , pourtant un peu prodigue de réflexions,« et Salluste qui resserre les vérités les plus pro-« fondes dans le style le plus énergique. Quant à« monsieur Tite Live,il me paraît déjà plus diffus,« plus louangeur, plus inventeur, quoiqu’il le« soit cependant bien moins que sa grâce et son« excellence monsieur le bourguemaitre Plutarque ,« dont la prolixité et la crédulité passent toutes« les bornes. »
Il est curieux de voir àluller qui, dans ses ou-