par le contact. N'est-ce pas en effet être déjà heu-reux à moitié, que de vivre entouré de gens quile sont ? Cet inappréciable avantage, les rives dulac de Zurich le joignent à ceux dont la nature lesa doués*, et, parmi les sites divers que j’ai visités,il n’en est aucun au milieu duquel je me soissenti aussi disposé à m’écrier avec saint Pierre: «Il« fait bon ici ; plantons-y trois tentes. »
Dans nos tristes pays de plaines, la campagnechange d’aspect plusieurs fois dans le cours de labelle saison; à la verdure si gaie et si jeune duprintemps , nous voyons succéder la verdure plussombre de l’été, qui elle-même disparait pourfaire place à ces teintes jaunissantes et rougeâtresde l’automne. Les prairies se flétrissent de bonneheure et les champs dépouillés ne présentent plusque la couleur du sol, sur lequel croissent encorequelques plantes tardives. Ici il n’en est pas demême; les arbres et les prés se montrent, jusqu’àl’hiver, revêtus de leur parure printannière, et j’aivu, en septembre, les gazons émaillés de millefleurs, comme au mois de mai. La richesse du sol,une humidité constamment entretenue par l’abon-dance des eaux courantes habilement dirigées,conservent à la végétation sa brillante fraîcheurmême au cœur de l’été, et bien avant dans Pau -