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à la seconde repi’ésen talion, et applaudit avec fu-reur; décidément nos amateurs avaient la vogue.Mais un petit incident gâta tout : l'air des coulissesest peu favorable à la vertu ; un baiser donné avectrop de naturel fut suivi d’un soufflet qui n’étaitpas dans le rôle, et, les ministres intervenant,l’association dramatique fut dissoute par ordre del’autorité.
J’ai cotoyé la rive gauche du lac pour merendre à Stœfa, village cité comme l’un des plusbeaux de la Suisse . Il est difficile de se faire uneidée de tout ce que cette excursion offre d’intérêtpar une belle matinée. Le sentier des piétons suittoutes les sinuosités du lac; à chaque pas je dé-couvrais un nouveau point de vue et des beautésnouvelles ; une vapeur légère planait sur le pay-sage , adoucissait les objets sans les cacher, et ré-pandait, sur toute la contrée, quelque chose devague et d’indécis qui en augmentait le charme.Une multitude d’oiseaux rasaient, d’une aile ra-pide, la surface du lac, se jouaient dans les eauxque sillonnaient de nombreux bateaux chargés defruits et de légumes. Ces bateaux se rendaient aumarché de Zurich , dont les clochers, qu’onapercevait dans le lointain, semblaient sortir dusein des ondes. Les cris joyeux des bateliers, le