Band 
Premier volume.
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bruit cadencé de leurs rames parvenaient jusqu’àla rive, et les paysans occupés à leurs travaux, yrépondaient par leurs salutations bienveillantes.Le soleii, encore peu élevé au-dessus de l’horiz.on,dardait ses rayons au travers d’une atmosphèred’une transparence extrême, dorait les croupesverdoyantes de l’Albis, les vives arêtes de l’Ut-liberg, et répandait une teinte rosée sur la cimeimposante du Glærnisch et des montagnes nei-geuses qui bornaient le tableau. Toute celte naturerespirait je ne sais quel air de jeunesse et de fraî-cheur que je n’avais encore rencontré nulle part ;c’était une de ces vues dont Byron a dit :

ci . . . On the heart the iïeshness of the scene

« Sprinkles its cro îness. »

J’ai pris, dans cette excursion , ma premièreleçon d’allemand-suisse , et voici comment : Aprèsavoir marché deux grandes heures, j’arrêtai unpaysan pour savoir de lui si j’étais bien sur laroute de Stœfa, et combien il me restait encore delieues à faire. Cet homme me * regarda d’un airétonné, me broya, entre ses deux mâchoires,quelques mots durs et inintelligibles, puis passason chemin. Je m’adressai à un second , à un troi-