Band 
Premier volume.
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sième, sans être plus heureux, si ce n’est pourtantqu’ils me firent comprendre qu’ils ne me compre-naient pas; j’en rencontrai enfin un quatrième,plus intelligent sans doute, auquel je répétai inaquestion, et qui, fendant, pour sourire, la bou-che jusqu’aux oreilles, prononça d’un air detriomphe le nom deStœfa, mais en ouvrant etprolongeant l’œ d’une façon si démesurée qu'ilfaudrait une demi-douzaine d’accens circonflexespour pouvoir en donner l’idée. Ce petit incidentme fit sentir la nécessité d’étudier la prononcia-tion particulière au pays, et de tirer de mes ob-servations quelques règles indispensables pour lapratique. Le fin saxon que m’avait jadis enseignémon maître n’était, en Suisse , qu’un luxe inutile.

J’arrivai pourtant à Stœfa, après une marchede cinq mortelles heures, et ayant fait quatre deces lieues de Suisse qui approchent de l’infini au-tant qu’il est donné aux choses d’ici-bas. Ce vil-lage est effectivement magnifique et situé dansune position ravissante; je ne regrettai point montemps ni ma peine, le but et le chemin qui m’yavaient conduit m’en dédommageaient ample-ment. Après m’être arrêté sur le môle pour jouirà mon aise de cette vue admirable, j’entrai dansune auberge de très belle apparence, où l’on me

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