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nous a laissée de ce séjour de liberté et de plaisirs,il se loue surtout de l’extrême affabilité des damessuisses et allemandes, ainsi que de la bonhomieconfiante de leurs époux, bien différens, dit-il,de ces enragés maris italiens qui jettent feu etllamme sur le moindre soupçon. « On se baignaitr( en commun, observe-t-il, on servait des col-« lations dans le bain, on y faisait le galant au-« près des dames; tout y était pêle-mêle, princes,« prélats, chevaliers, astrologues, moines, reli-<( gieuses, dont quelques-unes (celles du couvent« de Teess) étaient autorisées, par le pape, à« porter, dans ces lieux de réunion, des parures« mondaines, qu’elles mettaient, pour tout con-« cilier, par-dessus l’habit de leur ordre. »
A Stœfa , ainsi qu’à ftichtenschwyl et Wœdens-cliAvyl, qui ne sont également que de gros bourgs,leshabitans ont fondé un hôpital pour les pauvres,une caisse d’épargnes et une maison de travail.Dans un coin reculé de ce canton, les paysans,dont la petite rivière de Glatt désolait souvent lespropriétés, ont contribué, de leurs bras et deleurs bourses, pour creuser dans le roc vif unevoûte de deux cents pas qui les préserve des ra-vages des eaux torrentielles. Toutes ces choses sesont effectuées par une simple délibération de la