J’ai été curieux de les voir et M. Pestalozzi , mem-bre de la société des artistes, s’est prêté à ce désiravec beaucoup d’obligeance; il m’a montré plu-sieurs petits sujets composés par le poète pour sespoèmes et ses idylles; je les ai trouvés pleins degi ace et de sentiment. Dans le même carton , il yavait un nombre incroyable d’études faites parlui d'après nature, et une collection de vieuxtroncs de saules, dessinés avec l’exactitude la plusminutieuse; j’en ai compté plus d’une centaine.On voit que le dessinateur avait étudié à fond laforme des troncs et des branches et possédait par-faitement l’ostéologie des arbres, mais, quant aufèuillé et à la couleur, il ne s’en doutait pas, et sespaysages ont l’air d’avoir été saupoudrés de persilhaché menu. C’est à quarante ans passés que Gess-ner avait commencé à s’occuper de cet arl, pourlequel il avait des dispositions surprenantes. Safamille existe toujours à Zurich , et sa fille avaitépousé un des hommes les plus universellementconsidérés de la Suisse , le bon, l’attachant M. Zell-weger de Trogen , ami éclairé de son pavs ,homme élevé et libéral, selon la vraie acceptiondu mot. On lui doit une Histoire de l’Appenzel trèscomplète et renfermant une foule de choses cu-rieuses et instructives.
Schliessen