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Premier volume.
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lilie est sous la sauve-garde de l’honneur de sonfiancé, et il est sans exemple que la confiance desparens ait jamais été trompée.

Ce pays-ci a vu se renouveler, il y a quelquesannées, les exécrables folies de nos convulsion-naires. Des scènes sanglantes, provoquées parlaplus affreuse dépravation religieuse, ont eu lieudans un des villages du canton ; la même frénésies’était emparée des bourreaux et des victimes. Unejeune fille s’est laissé crucifier volontairementpour sauver, chose étrange! l’ame de Napoléon .Quelle bizarre association d’idées ! son beau-frèreet son oncle assistaient à cette lugubre tragédie ,et mirent fin au supplice de l’infortunée, en l’as-sommant avec un coin de bois. Un de nos plus cé-lèbres écrivains, M. l’abbé de Lamennais a donnéà cet événement une importance qu’il ne peutavoir, considéré sous le point de vue religieux; onne peut l’envisager que comme un fait isolé. Septou huit forcenés , membres d’une même famille ,qui s’enferment pour se livrer aux aberrationsd’un fanatisme sanguinaire, ne peuvent en effetconstituer une secte. C’est ainsi que plusieurs na-quirent jadis , va-t-on m’objecter: oui, mais l’étatactuel de la civilisation s’oppose à ce que cegerme empoisonné puisse jamais se développer au