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ne leur reste qu’un seul point de ressemblance ,qui est leur incontestable bravoure. Turbulens ,cupides, sanguinaires , ils ne reconnaissent plusd’autres droits que le droit de l’épée et se mon-trent sans pitié pour leurs sujets conquis ou ache-tés. On se surprend à regretter de voir libres desgens qui montrent si peu de respect pour la li-berté d’autrui, et font un si coupable abus de laleur, et l’on en vient presque à souhaiter quel’Autriche , profitant de leurs divisions, réunissetemporairement sous son joug de fer tous cesfrères dénaturés qui se battent, et retrempe, parune opression commune, un peuple qui paraitavoir abjuré les mâles et antiques vertus auxquellesil a dû sa régénération politique.
Plus tard, ce même peuple, devenu moins re-muant , n’en paraît guère plus estimable. Une po-litique méticuleuse et peu nationale règle ses re-lations avec les grandes puissances voisines et,dans ses rapports fédéraux, se révèle un esprit deméfiance , de rivalité locale bien différent de celtenoble franchise et de ce patriotisme élevé qui ja-dis siégeaient dans ses conseils. Les intrigues etl’or de l’étranger font taire la voix de l’intérêt pu-blic ; à l’austérité des mœurs républicaines suc-cède l’amour des honneurs et des pensions. Le