Band 
Premier volume.
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couche'de neige, traversa, par le brouillard, lelac dans toute sa longueur. Arrivé à Zurich , ilparla de la belle plaine, si unie, sur laquelle ilavait trotté pendant plusieurs heures; on lui ditque c’était le lac; le pauvre hommme tomba de sonhaut, en entendant cela, et faillit mourir dessuites d’un effroi rétroactif.

A peine a-t-on quitté le pont qu’on commenceà gravir le chemin raide et raboteux qui frauchitle mont Ezel et conduit à la célèbre abbaye d’Ein-siedlen. Je m’aperçus bientôt que j’entrais dans larégion voisine des Alpes ; les bouquets de sapinsdevenaient de plus en plus nombreux, les arbresdes plaines plus clair-semés; aux terres cultivéessuccédaient les pâturages, et je ne voyais plusd’habitations que de loin en loin. Après avoirmonté péniblement pendant deux heures et demie,j’atteignis le sommet sur lequel se trouvait l’au-berge isolée où je devais passer la nuit. Grandefut ma joie quand, de ma fenêtre, je découvris lavue du versant opposé; je me iis montrer le Rigi ,avec lequel je me proposais de faire plus ampleconnaissance le surlendemain, et j'allai m’asseoirsur un mamelon, proche de la maison, pour pro-fiter des derniers momens de la soirée. De ce point,on jouit d’une vue aussi variée qu’étendue, tant1. S'