multueuscs, permettait au cri d’une consciencebourrelée de se faire enfin entendre; entretenusdans l’idée alors dominante, qu’il n’était pas dechemin plus sûr, pour arriver au ciel, que laporte d’un couvent, ces hommes naïfs et pleins defoi se réfugiaient dans la vie contemplative , ainsique dans un port, et embrassaient avec ardeur,comme une expiation, les austérités du cloître.
« Mirabilis multitudo prudentium et nobilium« virorum ad claustra confugit », dit le continua-teur de Berthold de Constance, « comités et mar-ie chiones in coquinà et pistrinà fratribus service« et porcos eorum pascere pro deliciis eomputa-« bant »
Comme je n’écris point un Manuel du voyageur,je me dispenserai de parler tout au long de l’i-mage miraculeuse de la vierge, de l’élégante cha-pelle en marbre noir qui lui sert de sanctuaire,au milieu de la nef ; des nombreux ex-voto quicouvrent les murs; de cette plaque d’argent percéede cinq trous dans lesquels les pèlerins intro-duisent dévotement leurs doigts, je ne sais pour-
i. Une multitude étonnante d'hommes nobles et prudeusse réfugie dans les cloîtres; des comtes et des marquis met-tent leurs délices à aider les frères dans les travaux de la cui-sine et de la boulangerie, et à nourrir leurs cochons.