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quoi ; de ces douze tuyaux de la fontaine , aux-quels ils boivent successivement, afin de ne pasmanquer celui qui a servi à désaltérer le Sauveur:ces détails se trouvent partout. Comme je parcou-rais l’église, j’ai remarqué,à une espèce de bureau,un religieux recevant des pièces de monnaie , dela main des pèlerins qui se pressaient en foide au-tour de lui, et leur délivrant, en échange, un pe-tit papier. Cette circonstance eût suffi à un voya-geur aussi peu charitable et aussi partial que Coxe,pour conclure aussitôt que les pères avaient renou-velé le commerce lucratif des indulgences ; quantà moi, j’ai lieu de croire, sans pouvoir l’aflirmer ,que ces billets ne sont autre chose que les quit-tances de l’argent donné pour faire dire desmesses. Dans un coin obscur, une jeune dame ,en grand deuil, priait agenouillée; ses traits, àdemi-cachés par un long voile noir, étaient remar-quables par leur délicatesse et leur pâleur ; peut-être pleurait-elle la mort prématurée d’un époux,et venait-elle demander, aux pieds de la vierged’Einsiedlen, la conservation des jours d’un en-fant, l’unique consolation de son veuvage. Quoiqu’il en soit, elle était, dans cette foule nombreusede pèlerins, le seul être qui eût l’air intéressant,dans l’acception que le monde attache à ce mot,