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k ligieux,et le plus grand, c’est que, dans un siècle« comme le nôtre, on continue à venir la visiter.»Il avait raison ; cette affluence est prodigieuse.Je m’amusais, de la fenêtre de mon auberge, si-tuée sur la grande place, à observer la foule des pè-lerins venus de toutes les parties catholiques de laSuisse . La diversité de ces figures, marquées, se-lon les différens cantons, d’un type particulier,me semblait réfuter suffisamment l’opinion del’historien Jean Muller , qui croit que la jiopula-tion suisse est en grande partie aborigène, ou pri-mitive et non pas composée des débris de ces peu-plades d’origines diverses, qui, tour à tour vic-torieuses ou vaincues, ont inondé l’Europe . Lesfemmes, vêtues de leurs costumes nationaux, sedistinguaient principalement par la variété deleurs coiffures , bizarres pour la plupart, et par-mi lesquelles je n’en ai trouvé que peu quim’aient paru élégantes. De ce nombre était cellede notre jeune et jolie hôtesse , dont je vais tâcherde donner une description intelligible pour lesdames que cet article intéresse plus spécialement.Qu’elles se figurent donc deux larges bandes d’unedentelle blanche, plus ou moins belle, s’élevant, àl’aide de l’empois, verticalement au-dessus de latète, comme la double crête d’un coq , ou plutôt