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comme les ailes repliées d’un papillon. Elles sontfixées à un bonnet très exigu , tout juste, suffisantpour contenir les cheveux et orné d’un bouquetde fleurs artificielles et debrinborions d’or et d’ar-gent. Toute la coiffure est retenue sur la tête aumoyen d’une épingle en or ou en vermeil, quidescend jusque sur le front. Elle a le défaut de nepas convenir également à tous les âges , parexemple, la vieille belle-mère de mon hôtesse,avec ses cheveux gris , sortant de dessous unénorme bouquet que surmonte cet élégant écha-faudage de dentelles, ne ressemble pas mal à la fi-gure de l’hiver, portant, sur sa tête chargée defrimats , la corbeille du printemps.
Ayant entendu parler français au-dessous demoi sur la place, je descendis et me mêlai à ungroupe de pèlerins; ceux-là venaient de l’extré-mité de la Lorraine . Nous liâmes conversation etj’appris, non sans surprise, que quelques-unsd’entre eux avaient fait ce long et fatigant voyagepar procuration. La chose est assez ordinaire, et ily a telle vieille femme qui a entrepris, vingt outrente fois, pour le compte d’autrui, le pèlerinaged’Einsiedlen. C’est là un des ahus de ce genre depratiques religieuses et ce ne doit pas être le moinsgrave. Tout en rendant pleinement justice à la