voir le terme; je ne me souciais nullement desuivre les rochers et les troncs historiques ci-des-sus mentionnés. Enfin , après nombre de marcheset de contre-marches, après deux heures d’effortset d’un espoir à chaque instant trompé, et renais-sant toujours, nous eûmes le bonheur de débou-cher sur une belle pelouse qui nous conduisit,par une pente rapide, sur le lieu à jamais mémo-rable où douze cents pâtres, conduits par Aloyslleding, culbutèrent et taillèrent en pièces uncorps de neuf mille chevaliers et hommes d’armesque commandait l’archiduc Léopold d’Autriche.Guillaume Tell , d’après la chronique deKlingen-berg, combattit vaillamment aux côtés de sonbeau-père, Walter Furst , l’un des trois confédérésdu Rutli. L’élite de la noblesse autrichienne périt,soit sous le fer des Suisses , soit dans les eaux dulacd’Égeri, soit écrasés par les pierres et les arbresque les vieillards et les femmes de Schwytz firentrouler du sommet des hauteurs voisines. Ainsi setrouva vérifié le mot prophétique du fou de Léo-pold : « Vous avez long-temps délibéré pour sa-« voir par où vous entreriez dans le pays, mais« aucun de vous n’a songé aux moyens d’en sor-« tir. » On a bâti, sur le lieu du combat, une cha-pelle destinée à perpétuer le souvenir de la vie-
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