Band 
Premier volume.
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152
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ment que des signes précurseurs annoncèrent dansle courant de la journée. A cinq heures du soir,:une immense avalanche de rochers se détacha dusommet d’une montagne voisine, (le Rossberg) etfondit, avec la rapidité de la foudre et un fracascent fois plus fort que celui du tonnerre, sur lariante vallée de Goldau , qu’elle couvrit au loin deses énormes débris. Le mouvement et le bruit du-rèrent environ deux minutes; puis succédèrent lesilence et l’immobilité de la mort. La largeur dela couche calcaire qui glissa ainsi sur sa base, était,selon Ebel, de plus d’une lieue ; son épaisseurd’au moins cent pieds, et sa longueur, à partirdu haut de la montagne jusqu’au bas, de millepieds environ. Les rochers, broyés dans leurchute, ont labouré le sol profondément et se sontentassés dans un désordre vraiment chaotique ,sur un espace de plus de deux lieues en tous sens.Quelques-uns de ces fragmens, pour la plupart deforme cubique, paraissent avoir plus de centpieds carrés. Quoique cette scène de désolationcommence à perdre un peu de sa hideuse nudité,il se passera encore bien des années avant que cescollines, affaissées sur elles-mêmes, se soient re-couvertes de végétation, et que ces masses debrèche décomposées se dépouillent de leur aspect