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Premier volume.
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ruineux. Au reste, ce domaine du chaos et de lamort est déjà partagé par les héritiers des malheu-reuses victimes qu’il recouvre ; des barrières debois divisent, en petites portions, un sol boule-versé et stérile, d’où s’élèvent les impures exhalai-sons des eaux stagnantes , et sur lequel croissentquelques touffes de gazon perdues au milieu desplantes marécageuses. Au moment de mon pas-sage, le ciel était extrêmement sombre; les nuages,balayés par un vent impétueux, s’amoncelaientsur la vallée; le tonnerre grondait au-dessus deces ruines , où il ne lui restait plus rien à détruire;cela semblait en harmonie avec cette nature dé-solée, et pourtant un beau soleil, un ciel sereineussent fait, je crois, ressortir davantage l’aspectmélancolique de ces lieux, autour desquels touteût paru brillant de vie et de fraîcheur.

L’expression d avalanche de rochers que, faute-de mieux, j’emprunte à l’un de mes devanciers,ne peut donner qu'une bien faible idée de ce ter-rible phénomène. Quelle est l’avalanche qui enait jamais approché, tant pour l'énormité desmasses mises en mouvement que pour l’inconce-vable vélocité de leur chute et les effets destruc-teurs qui l’ont accompagnée? En traversant laportion de la vallée qui a été préservée, j’y ai re-