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Premier volume.
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connu les traces des anciens éboulemens dont lestraditions du pays font mention, et, après avoirobservé attentivement la profonde déchirure duRossberg, j’ai cru découvrir, dans l’extrême incli-naison de ses couches laissées à nu et crevassées enmaints endroits, des menaces d’éboulemens futurs.Parmi les circonstances qui ont accompagné celuide 1806 , il en est une que j’emprunte à la relationdu docteur Zag, médecin d’Arth , comme étanttout-à-fait caractéristique. Quatorze personnesfurent retirées vivantes de dessous les décombres,toutes plus ou moins blessées ; de ce nombre étaitune jeune fille échappée à la mort comme par mi-racle. Quelques personnes la questionnant sur cequ’elle avait éprouvé lorsqu’il lui avait été possiblede recueillir ses esprits , elle répondit qu’elle avaitçru assister à la fin du monde et que le son d’unecloche étant parvenu jusqu’à elle, elle n’avait pasdouté que ce fût celle qui appelât au dernier ju-gement les vivans et les morts. Au reste, les acci—dens de ce genre sont moins rares en Suisse q%epartout ailleurs, et celui-ci, tout déplorable qu^ilest, paraît encore peu de chose, comparé à lachute d’une partie du mont Conto (dans les Gri-sons ) qui, en i65g, ensevelit, sous ses débris, lapetite ville de Plurs avec ses deux mille habitans.

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