vaient dessous. Les éperons des chevaliers, parleur efficace simplicité , ont encore attiré mon at-tention ; ce sont, tout bonnement, des pointes enfer de cinq ou six pouces de long, très aiguës etfixées à demeure. Quand un cheval se sentaitpoignardé par cette terrible paire de stylets ,force lui était de courir jusqu’à ce que la vie luimanquât. Au milieu de tous ces trophées dumoyen-âge, j’en ai remarqué un d’un genre toutdifférent ; c’est un énorme drapeau en soie, ornéde broderies dans le goût oriental. On m’appritque c’était le pavillon amiral de je ne sais quelcapilan-pacha, qu’un Lucernois, François deSon-nenberg, enleva de sa main en je ne sais quellerencontre; un de ces messieurs ajouta qu’un voya-geur questionneur (inquisitive traveller) deman-da , en voyant ce pavillon, si les pirates turcsfaisaient des courses jusque sur le lac de Lucerne .
Je ne veux pas quitter l’arsenal sans signaleraux amateurs ses admirables peintures sur verre,curieuses surtout en ce qu’elles offrent une repré-sentation aussi fidèle que variée du costume civilfit militaire des anciens temps. Le sujet en estpresque toujours l’écusson d’ui^canton ou d’uneville ayant pour supports deux hérauts d’armes ,vêtus des couleurs nationales. Le caractère des fi-