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nouveau guide que M. le landamman se chargeade me fournir , en prélevant, je le soupçonne, undroit de commission qui dut écorner d’autant larétribution de ce pauvre homme. Nous grimpâmesassez péniblement pendant environ une heure,après quoi nous nous trouvâmes dans une valléesupérieure, dépouillée de végétation, où nouscheminâmes de plain-pied encore une heure à peuprès avant que de commencer à regrimper pouratteindre le haut du passage. A tous les cols quej’ai franchis jusqu’ici, j’ai remarqué ces vallées su-perposées en étages et qui sont comme les paliersd’un immense escalier, placés là probablementpour toute autre chose que pour la commodité duvoyageur. A cette élévation, on ne rencontre plusd’habitations ni de traces delaprésencedel’homme,on voit qu’il ne fait que passer au travers de cessolitudes; le sentier que nous suivions était à peinefrayé, et un pont de bois, tombant de vétusté,nous servit à franchir un torrent qui n’était pasguéable. Ce pas n’était point sans danger, nonque l’on courût risque de se noyer, à proprementparler, dans ces eaux peu profondes, mais l’impé-tuosité du courant vous renverserait infaillible-ment, vous broierait contre ces quartiers de granitamoncelés, et c’en serait fait de vous, à moins