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Premier volume.
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imités, on voit les habitans des ligues grises dé-ployer un beau caractère. Ils jouissent de leur li-berté nouvellement acquise sans en abuser, et ilsne s’occupent pas, ainsi que leurs voisins, à con-quérir ou à acheter des sujets, pour faire pesersur eux le joug dont eux-mêmes ont su nouvel-lement s’affranchir. En défendant leurs droits parl’épée, les Grisons n’oublient pas qu’ils ont juréde respecter ceux d’autrui. Des communes tran-sigent avec leurs seigneurs, dont elles obtiennent,à prix d’argent, leur affranchissement partiel oudéfinitif. Les liens du système féodal se brisent ouse relâchent ; l’édifice du moyen-âge s’écroule detoutes parts, et la liberté s’élève sur ses ruines '.Cette époque est le beau moment de l’histoire dupays qui, plus tard, fut déchiré par les guerres

i. Ou voit un baron de Valz jouer dans le pays le rôle at-tribué en France à Louis-le-Gros . On a conservé une desieltrcs d’affranchissement qu’il délivra eu grand nombre; envoici le texte : « Je déclare que mes leudes ( leuf) de Betford« m’ont rendu de bons et loyaux services , et prêté fidèle« assistance. Je les reconnais, en conséquence, comme« hommes libres et non plus comme serfs de corps, et déclare« vouloir, dans leurs guerres, leur venir loyalement en« aide, et, si je suis attaqué, eux s’engagent à en agir dea même à mon égard. »