légué, par des vassaux delinquans et condamnés,déclarations par lesquelles ils se reconnaissentjustement punis, et s’engagent à ne pas tirer ven-geance de l’arrêt qui les frappe. En voici deséchantillons trouvés dans les archives de la sei-gneurie de Hohensax, ils m’ont paru assez curieuxpour mériter d’être traduits : « Je déclare que j’ai<i forfait mon corps et mon bien comme traître« envers mon seigneur; que je ne dois plus dé-« sormais être regardé comme un homme d’hon-« neur, ni avoir le droit de porter aucune arme« excepté un couteau cassé; que je ne dois plus« m’asseoir (prendre place) en aucun lieu public;
« que, si je viens à rencontrer mon seigneur ou« quelqu’un de sa famille, je dois m’écarter de« lui et m’éloigner de devant ses yeux; que je« dois, en outre, lui payer la somme de deux« cents florins. » Cette formule était prononcée àhaute voix par le coupable qui levait la main. Unnommé Golte de Wildhus dut en prononcer unepour avoir dit publiquement, dans une auberge,que le tribunal du seigneur de Hohensax avaitrendu contre lui un arrêt de coquins, et qu’ilp....t sur l’arrêt et sur les juges; un autre fit sadéclaration en ces termes : « Je reconnais m’être ,<i à mon grand regret, oublié au point d’avoir en-